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<title mode="escaped">Au Joyeux Ragondin</title>
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<modified>2007-09-15T22:10:18+02:00</modified>
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<name>Yusei</name>
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<title mode="escaped">Devenir (plus) intelligent ?</title>
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<dc:subject>Jeux videos, Developpement personnel</dc:subject>
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<![CDATA[
<p>Ce blog est resté sans activité pendant bien longtemps. Ce n'est pas tellement que je n'avais plus rien à  dire, mais surtout que j'avais la flemme de le dire de manière construite. Tout cela a coïncidé avec mon premier "vrai" travail. Maintenant, je vais commencer une thèse, peut-être que j'aurai un peu plus de temps pour le mettre à  jour.</p>
<p>Je vais commencer par une petite entorse à  mon éthique personnelle en ajoutant une catégorie
"<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_personnel">Développement personnel</a>". Mon Dieu, que m'arrive, serais-je devenu un adepte du Feng-shui et de la pensée positive&nbsp;? Pas encore. Je me suis par contre penché sur une autre mode qui a trait au développement personnel, que l'on connait sous le nom pompeux d'entraînement cérébral. Quoi de plus intéressant pour un geek qui s'intéresse au transhumanisme que la promesse de devenir plus intelligent&nbsp;?<sup style="font-size:0.5em"><a href="#dpi1">1</a></sup></p>
<p>Tout a commencé (pour moi) avec l'arrivée du jeu <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_d'entra%C3%AEnement_c%C3%A9r%C3%A9bral_du_Dr_Kawashima_:_Quel_%C3%A2ge_a_votre_cerveau_%3F">le Programme d'Entraînement Cérébral du Docteur Kawashima</a></em>, sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nintendo_DS">Nintendo DS</a>. C'est d'ailleurs plus ou moins l'existence de ce jeu qui m'a fait acheter la console, ce que je ne regrette pas. Bien sûr, je ne pensais pas devenir plus intelligent en jouant à ce jeu, mais je cherchais une manière ludique de pratiquer certaines activités qui sont un peu rouillées chez moi, comme le calcul mental. Je n'ai pas la moindre idée de la validité des théories du docteur Kawashima, mais il ne semble pas incohérent que pratiquer différentes activités de ce style soit vaguement bénéfique. Bref, pas grand chose à perdre, probablement pas grand chose à gagner, pourquoi ne pas essayer&nbsp;?</p>
<p>Par la suite, j'ai découvert que c'était une véritable mode. On trouve des programmes d'entraînement sous forme de livres et de jeux vidéos sur toutes les plateformes, on trouve aussi au moins un magazine consacré à l'intelligence. D'un côté, je suis plutôt content de voir que les gens s'intéressent à leur intelligence, car regarder la télévision pouvait en faire douter. D'un autre côté, il devient difficile de faire le tri, et il reste étrangement difficile de se faire une idée sur l'efficacité de tous ces produits. J'ai donc décidé vaillament de mener l'enquête. Enfin, n'étant pas spécialiste du sujet, et n'ayant pas les moyens de mener des études sérieuses, je vais me contenter de donner mon avis. Je vais commencer par tester quelques jeux vidéos, dans l'ordre d'achat, et puis si je suis motivé j'aborderai les autres médias, voire le fond scientifique.</p>
<p><a name="dpi1">1</a>: la promesse de trouver une copine ? Ok. Un point.</p>
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<title mode="escaped">Littré-léchargeable</title>
<author>
<name>Yusei</name>
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<dc:subject>Sans intérêt, Hier</dc:subject>
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<![CDATA[
<p>Le dictionnaire Littré, édition 1863,
<a href="http://francois.gannaz.free.fr/Littre/horsligne.php">en-ligne
et téléchargeable</a> pour utilisation locale, c'est trop d'la balle.
Sa mère. Dans le même style, il y a
<a href="http://portail.atilf.fr/dictionnaires/index.htm">Dictionnaires
d'autrefois</a>.</p>
]]>
</content>

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<title mode="escaped">Chambre chinoise</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
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<![CDATA[
<p>L'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_chinoise">argument
de la chambre chinoise</a> est une expérience de pensée censée mettre
à mal la thèse selon laquelle une machine de Turing serait capable de
pensée. L'argument est très connu et discuté depuis sa formulation en 1980
mais, en bon inculte que je suis, je viens de le découvrir.
Je le résume et vous renvoie vers le lien pour plus de détails.</p>
<p>L'objectif est reproduire une expérience dans laquelle on donne une
histoire à un ordinateur et où, en manipulant des symboles, l'ordinateur
est capable de répondre à des questions sur l'histoire. Dans l'expérience
de la chambre chinoise, vous êtes enfermé dans une pièce et on vous donne
trois blocs de données (en chinois) ainsi que des règles (algorithmes)
de correspondance entre ces
jeux de données, que vous devez utiliser pour envoyer des symboles à
l'extérieur de la pièce. Les observateurs, dehors, considèrent que le
premier bloc est un ensemble de données linguistiques vous permettant de
faire des phrases, le deuxième bloc est l'histoire et le troisième bloc
contient les questions. Si vous suivez scrupuleusement les règles, les
symboles que vous envoyez sont des réponses (correctes) aux questions.
Peut-on dire pour autant que vous avez compris l'histoire&nbsp;? Il semble
évident que non, et donc Searle, l'auteur de l'argument, conclut qu'il en
est de même pour un ordinateur dans la même situation.</p>
<p>Une des critiques les plus pertinentes de l'argument est que si l'homme
dans la pièce ne comprend pas l'histoire, il faut se rendre compte que le
<em>système</em> étudié n'est pas composé uniquement de l'homme. L'équivalent
du cerveau que l'on étudie serait le système constitué de l'homme, des blocs
de données et des règles de calcul. Selon certains, ce système là comprend
l'histoire, au même sens qu'un homme comprend une histoire dans sa langue.
Si l'on nie que la compréhension du système, on nie aussi la compréhension
humaine. Curieusement, Searle
<a href="http://www.iep.utm.edu/c/chineser.htm#SH2a">répond de travers</a>
à cet argument&nbsp;: il inclue les données et les algorithmes dans le
cerveau de l'homme, pour essayer de faire de l'homme le système entier.
Or, ce que fait l'homme, que les règles soient dans son esprit ou non,
c'est simuler une machine de Turing. De la même manière qu'un ordinateur n'a aucune
idée du sens d'un programme exécuté sur une machine virtuelle, l'homme n'a
aucune idée du sens des règles qu'il applique, même si elles sont mémorisées.
Searle raisonne au niveau matériel, un niveau trop bas pour pouvoir détecter
une <em>éventuelle</em> conscience.</p>
<p>Finalement, la chambre chinoise n'est qu'une machine de Turing comme une
autre. Le rôle de la tête de lecture est joué par un humain, mais ça n'a aucune
importance dans l'argumentation, sauf au moment où Searle se trompe de cible
et s'interroge sur la compréhension de l'humain. Lorsqu'une machine de Turing
calcule quelque chose, s'interroge-t-on sur ce que la tête de lecture en a
compris&nbsp;? La question posée par l'expérience de pensée semble donc revenir
à cette bonne vieille interrogation&nbsp;: une machine de Turing peut-elle
penser&nbsp;?</p>
<p>Je suppose que j'ai agité des évidences, il me reste maintenant à me
plonger dans les abondantes discutions à ce sujet pour essayer de trouver
une argumentation convainquante en faveur de la chambre chinoise. Il me
semble néanmoins que si ses objections sont valides, ce ne sont pas des
objections à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_artificielle#Intelligence_artificielle_forte">thèse
de l'IA forte</a>, mais des objections à notre définition de la conscience.</p>
]]>
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<title mode="escaped">Blog et superficialité</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Sans intérêt</dc:subject>
<content type="application/xhtml+xml" xml:lang="en" xml:space="preserve" mode="escaped">
<![CDATA[
<p>J'ai commencé ce blog après avoir découvert les
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agr%C3%A9gateur">agrégateurs de fil</a>,
attiré par la possibilité de pouvoir réunir en un même endroit de nombreuses
sources. Après quelques années d'utilisation, j'ai pu remarquer quelques tendances.
En particulier, dans certains des fils s'accumulent les billets non lus.</p>
<ul>
<li>Si le fil ne contient pas l'intégralité des billets, j'ai tendance à ne suivre
les liens que lorsque le titre est vraiment accrocheur.</li>
<li>Si le fil contient un long texte argumenté, j'ai tendance à le laisser "pour plus
tard" et à favoriser les billets courts parlant d'actualité.</li>
<li>De la même manière, je délaisse des blogs qui pourraient pourtant m'intéresser,
comme <a href="http://drawn.ca">Drawn!</a> ou
<a href="http://www.longevitymeme.org">Longevity Meme News</a> parce qu'ils
contiennent un résumé peu intéressant, mais des liens qu'il faut approfondir. Dans le
cas de Drawn!, il faut aller voir les liens des artistes (avec des interfaces en Flash
dans 90&nbsp;% des cas) et dans le cas de LMN, il faut lire les articles pour espérer
comprendre quelque chose.</li>
</ul>
<p>Les blogs sont-ils destinés uniquement à contenir des informations superficielles
sur des sujets d'actualité&nbsp;? On pourrait penser que le problème principal
consiste à faire le tri parmis la masse d'information pour extraire les billets
intéressants, mais que se passe-t-il lorsque le nombre de billets intéressants est
trop élevé&nbsp;? J'ai tendance à stocker pour lire plus tard, «&nbsp;quand j'aurai
le temps&nbsp;» mais le classement chronologique des blogs est peu adapté à ce genre
de choses.</p>
<p>Alors, quel avenir pour le blog&nbsp;? Des sites permettent déjà de centraliser
les fils, de les étiquetter et de les partager. À quand des sites communautaires
chargés, en plus, d'effectuer une synthèse de ce qu'on appelle la
blogosphère&nbsp;? Si ces sites existent déjà, n'hésitez pas à m'en faire part.</p>
]]>
</content>

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<title mode="escaped">Rendre les éditeurs de logiciels responsables des bugs&nbsp;?</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Sans intérêt</dc:subject>
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<![CDATA[
<p>Dans <a href="http://www.wired.com/news/columns/0,71032-0.html">un
article</a> sur Wired, Bruce Schneier propose de rendre les éditeurs de
logiciels responsables (légalement) des bugs dans leurs logiciels pour,
dit-il, créer un encouragement à améliorer leur qualité. Slashdot
s'<a href="http://ask.slashdot.org/article.pl?sid=06/06/02/1636212">interroge</a>
naturellement sur les conséquences d'une telle responsabilité sur les logiciels
libres, qui sont en grande partie développés par des bénévoles.</p>
<p>Un constat tout simple&nbsp;: actuellement il y a un encouragement financier
à laisser des bugs dans son logiciel, à deux niveaux&nbsp;; premièrement, il faut tenir
les délais de livraison du produit, et donc plus on essaye de corriger les bugs
plus on prend de retard&nbsp;; deuxièmement, s'il reste des bugs génants on aura peut-être
une mauvaise réputation, mais on pourra aussi vendre des mises à jour. Ce constat fait,
on peut se dire qu'en rendant les éditeurs responsables, on crée un encouragement
à corriger les bugs qui pourrait inverser la tendance et améliorer la qualité globale
des logiciels qui, au moins pour les logiciels grand public, est catastrophique.</p>
<p>Qu'est-ce qu'un bug&nbsp;? À priori, ce mot désigne n'importe quel comportement
du logiciel qui n'était pas prévu par ses développeurs. Une observation importante&nbsp;:
il est extrêmement difficile, et souvent impossible, de prouver qu'un logiciel fait ce
que l'on veut, ni plus, ni moins. D'autant plus lorsque l'interaction avec l'extérieur
(par exemple Internet) rend les choses imprévisibles. Il faut donc au minimum distinguer
quelques catégories de bugs&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Les bugs idiots, qui auraient pu être évités facilement par un étudiant en première
année. Par exemple, un <em>buffer overflow</em> à cause de l'utilisation de
<tt>strcpy</tt> au lieu de <tt>strncpy</tt>. Typiquement, ce sont des bugs qui peuvent
être détectés par des logiciels, ou résolus en utilisant des langages de plus haut
niveau.</li>
<li>Les bugs de protocole, qui font trop confiance. Quelque part au niveau de la
communication entre deux <em>trucs</em>, un développeur a supposé que la communication
était fiable, qu'aucun des <em>trucs</em> n'était piégé, ou d'une manière ou d'une autre
a permis que quelqu'un de mal intentionné abuse. Ces bugs sont plus difficiles à
résoudre, il n'y a pas toujours de règles simples, mais avec de la discipline on peut
s'en sortir.</li>
<li>Les bugs compliqués, par exemple un système multithread où, dans certains cas très
rares, une interaction entre deux bouts de code a des conséquences inattendues qui, si
elles sont utilisées par quelqu'un de mal intentionné, peuvent être désastreuses. C'est
compliqué parce qu'il y a deux niveaux de bug&nbsp;: d'abord il faut se rendre compte
qu'un truc imprévu peut se produire bien que cela n'arrive jamais dans les tests, et ensuite
il faut se rendre compte que cela peut être exploité (par exemple). On peut encore s'en
sortir, mais cela prend énormément de temps, et donc coûte très cher.</li>
<li>Les bugs impossibles à résoudre. Il y a des cas où on ne peut pas garantir que le
programme fait bien toujours ce que l'on veut. Dans ce genre de cas, la solution de
sécurité consiste à limiter les fonctionnalités pour reprendre un peu de contrôle. Par
exemple, un navigateur équippé d'une machine virtuelle Java pose des limites à ce que
peuvent faire des applets Java, de sorte que si les limites sont bien posées, les applets
ne peuvent rien faire de catastrophique. Mais est-ce toujours une solution
possible&nbsp;? On ne peut pas faire de preuve formelle de tous les programmes, alors
comment garantir que son programme fonctionne lorsqu'on n'a pas cette preuve&nbsp;?</li>
</ul>
<p>Évidemment, si l'on rend les éditeurs responsables des bugs, il faut tracer une
limite quelque part. Quand on trouve un bug idiot dans un logiciel vendu très cher,
c'est qu'il y a un problème. Quand l'utilisation d'un langage un peu strict aurait évité
un bug, on peut s'en prendre à celui qui a décidé des outils à utiliser ou aux
développeurs peu rigoureux. Mais pour les cas où une preuve est hors de portée, que
faire&nbsp;? Et pour le cas où le coût de détection des erreurs est trop élevé&nbsp;?</p>
<p>Schneier parle d'un encouragement à corriger les bugs, pas d'une punition. Ça se
comprend assez bien dans le domaine des logiciels pour le grand public, mais quand des
vies sont en jeu, je suppose que les choses se compliquent. Un exemple intéressant,
toujours dans les logiciels «&nbsp;communs&nbsp;»&nbsp;: Don Knuth, développeur de TeX,
offre aux découvreurs de bugs un chèque dont la valeur augmente au fil du temps.
Au début, la récompense était d'un <em>cent</em>, et elle a été doublée régulièrement
depuis 1985. Évidemment, quand on a un chèque de Knuth, on ne l'encaisse pas&nbsp;: on
l'encadre. Est-ce que Schneier pensait à ce genre de choses&nbsp;? Il pensait plus
probablement à rembourser les acheteurs de logiciels défectueux. Deux solutions
différentes pour deux modes de développement différents&nbsp;?</p>
]]>
</content>

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<title mode="escaped">Le futur du texte&nbsp;: la fin du livre&nbsp;?</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Demain, Lecture</dc:subject>
<content type="application/xhtml+xml" xml:lang="en" xml:space="preserve" mode="escaped">
<![CDATA[
<p>Francis Pisani s'interroge sur le futur du livre&nbsp;
<a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/pisani/2006/05/le_futur_du_liv.html">liquide</a>,
<a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/pisani/2006/05/le_futur_du_liv_1.html">en réseau</a>&nbsp;? Comme d'habitude,
<a href="http://lalitterature.blogspot.com/2006/05/le-livre-lectronique-est-il-un-truc.html">certains</a>
sont choqués par l'idée de
désacraliser le livre en permettant, horreur, des <em>modifications</em>&nbsp;:</p>
<blockquote><p>décidément tous ceux qui nous vantent les mérites des livres électroniques
sont des gens qui... lisent peu, ou du moins lisent des livres qui ne sont pas des livres
"compliqués". Ce sont des fondus d'informatique et de technologie, pas des universitaires,
romanciers, poètes, et autres habitués des bibliothèques</p></blockquote>
<p>Évidemment, je suis informaticien, et donc lecteur de livres <em>simples</em>. Néanmoins
je m'interroge. Le problème des &oelig;uvres dérivées (et donc du <em>remixage</em>) est
particulièrement présent dans les &oelig;uvres sous licences libres. Les auteurs permettront-ils
que l'on modifie leurs &oelig;uvres ou qu'on en réutilise des morceaux (autrement qu'en tant que
citation)&nbsp;? Les lecteurs y verront-ils un intérêt&nbsp;? Verrons nous une version
dérivée de <em>Crime et Châtiment</em> où Rasklonikov ne tue pas la vieille&nbsp;? Où il
échappe à la justice grâce à sa finesse d'esprit et son <em>self-control</em>&nbsp;? Ce problème
n'est pas un problème technique mais un problème de copyright. On aurait tort de penser que
sans numérisation massive le remixage est impossible. Le livre électronique facilite cela,
mais les auteurs réticents ne sont pas contraints de s'y plier.</p>
<p>Une forme extrême du futur du livre (de fiction) nous est apportée par <em>Star
Trek</em> avec son holodeck&nbsp;: les auteurs écrivent des décors et des personnalités,
et les «&nbsp;lecteurs&nbsp;» sont actifs et forment l'histoire par leurs actions. Encore
une vision technophile qui semble annoncer la mort du texte figé. Une version
science-fictionnelle des <em>Livres dont Vous Êtes le Héros</em>. Nous avons là un autre
problème&nbsp;: l'influence du lecteur sur le texte, poussée à l'extrême puisqu'il peut
réellement agir sur l'histoire. L'avenir nous dira si ce genre de divertissement interactif
a du succès (si on en croit le marché des jeux vidéos, la réponse est oui), mais il n'est
pas nécessairement incompatible avec des histoires figées. Les deux ne peuvent-ils pas
cohabiter&nbsp;? Vouloir vivre une aventure au XIXième siècle n'est pas la même chose
qu'apprécier une &oelig;uvre d'art.</p>
]]>
</content>

</entry>
<entry>
<title mode="escaped">Du thé russe artificiel</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Demain, Philosophie, Lecture</dc:subject>
<content type="application/xhtml+xml" xml:lang="en" xml:space="preserve" mode="escaped">
<![CDATA[
<p>Dans le <a href="http://philomag.com/2006/03/28/le-30-mars-decouvrez-philosophie-magazine-chez-votre-marchand-de-journaux/">numéro
1 du nouveau magazine <i>Philosophies</i></a>, deux femmes débattent au
sujet de l'<a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020799782/402-9949969-4284919">utérus artificiel</a> qui selon certains libère la femme des
«&nbsp;contraintes&nbsp;» de l'enfantement, selon d'autres leur retire le
«&nbsp;pouvoir&nbsp;» que leur donnait le fait d'être seules à pouvoir
enfanter. Si cette technologie est créée, ou plutôt quand elle le sera, les
implications seront nombreuses, et d'autres en ont certainement parlé mieux que
moi qui n'ait pas lu Henri Atlan. Je voudrais juste rappeler qu'il existe
une solution plus satisfaisante du point de vue du «&nbsp;pouvoir&nbsp;» d'enfanter,
qu'on trouve par exemple dans les romans de
S.F. de Iain M. Banks&nbsp;: quand les hommes ont envie de porter un enfant,
ils deviennent une femme pour quelques temps. Il nous manque encore la
technologie pour le faire, alors au travail.</p>
]]>
</content>

</entry>
<entry>
<title mode="escaped">L'open source pour les nuls -- Impression</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Sans intérêt</dc:subject>
<content type="application/xhtml+xml" xml:lang="en" xml:space="preserve" mode="escaped">
<![CDATA[
<p>Hier, j'ai essayé de faire une série d'étiquettes et de les imprimer sur du papier
autocollant prédécoupé. Pour information, mon imprimante est une Epson en principe
parfaitement supportée, et mes étiquettes sont dans un format standard. Je m'attendais
donc à ce que tout fonctionne du premier coup. Le parcours suivi est plutôt amusant.</p>
<ul>
<li>Tout d'abord, j'ai commencé par utiliser
<a href="http://glabels.sourceforge.net/">glabels</a>, qui est fait pour ça et qui, joie,
incluait un modèle pour mes étiquettes. L'interface est relativement utilisable, et on
peut exporter en Postscript ou PDF, bref, pas mal du tout. J'imprime, et ça ne colle pas du
tout à mes étiquettes.</li>
<li>J'ai décidé de passer à un logiciel un peu plus <em>professionnel</em>,
<a href="http://www.scribus.net/">Scribus</a>, dont on m'avait dit grand bien. Là, forcément,
c'est un peu plus compliqué, puisque ce n'est pas dédié à la fabrication d'étiquettes.
L'interface est assez horrible, et les repères magnétiques fonctionnent suivant une logique
qui me dépasse. Je n'ai pas trouvé de moyen de faire une étiquette et de la recopier 21 fois
sur la page <em>sans la dupliquer</em>, pour que les modifications se fassent sur toutes en
même temps. Finalement, je m'en sors, j'imprime, et ça ne colle toujours pas.</li>
<li>Arrivé à ce stade, je commence à me douter que le problème vient d'ailleurs, peut-être entre
la chaise et le clavier. Je fais un essai en traçant un rectangle de 1&nbsp;cm sur 2&nbsp;cm
avec LaTeX,
et une fois le PDF imprimé, on a perdu 1&nbsp;mm tous les 2&nbsp;cm. La résolution de
l'imprimante et
celle du PDF diffèrent.</li>
<li>Ne trouvant pas comment résoudre le problème, dans le doute, j'essaye d'imprimer le DVI
produit par LaTeX. Miracle, ça marche&nbsp;! Finalement, j'ai donc fait mes étiquettes avec
LaTeX et le package <em>labels</em>. J'aurais dû passer par là dès le début, mais j'avais peur
de galérer pour la mise en page.</li>
</ul>
<p>Deux impressions&nbsp;: (La)TeX, c'est bien, mais je le savais déjà&nbsp;; ma grand mère
aurait eu du mal à s'en sortir toute seule. Étant donné le nombre de gens qui ne savent pas
résoudre ce genre de problème de résolution et qui n'ont pas envie d'apprendre un langage
de traitement de texte non-WYSIWYG, je me dis que l'impression via les logiciels libres a
encore quelques progrès à faire.</p>
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<title mode="escaped">Le blog qui répond à VOS questions</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Sans intérêt</dc:subject>
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<![CDATA[
<p>Tous ceux qui ont des statistiques pour leur site web s'amusent un jour
ou l'autre à regarder par quelles recherches on arrive sur leur site. Le plus
amusant étant bien sûr que la plupart des visiteurs qui arrivent par un
moteur de recherche ont fait une recherche qui n'a rien à voir avec le contenu
du site. En dehors d'un gain d'intérêt pour
<a href="http://blog.ragondux.com/archives/2005-03-17T20_44_56.html">Aubrey
de Grey</a>, voici quelques points qui intéressent mes nombreux
visiteurs&nbsp;:</p>
<ul>
<li>La durée de vie maximale d'un ragondin en captivité est de 12&nbsp;ans,
mais les rigueurs de l'hiver, des chiens de chasse et des coups de pelle
diminuent grandement cette durée.</li>
<li>L'explication des <i>Chroniques de l'oiseau à ressort</i>, c'est qu'il
faut débrancher le téléphone avant de commencer à faire cuire des pâtes.</li>
<li>«&nbsp;La théorie de l'évolution est douteuse.&nbsp;» Non, il faut la
prendre comme une métaphore du fait que la Terre n'a pas été créée en un jour,
mais en six ou sept.</li>
<li>Pour lutter contre le vieillissement, il faut faire du sport mais pas
trop, boire du café mais pas trop, boire du vin mais pas trop, manger des
fruits mais pas trop de calories, et épargner de l'argent pour quand des
pilules de jouvence seront vraiment disponibles.</li>
<li>Des exemples de phénomènes improbables&nbsp;: la Lune qui se change en
nain de jardin, les États-Unis qui entament un programme de désarmement,
Sarkozy qui abandonne la politique.</li>
<li>Pour montrer qu'une droite est un ensemble indénombrable, je suppose
qu'on peut partir du fait qu'on peut étiqueter les points de la droite par
les nombres réels. Ensuite, la démonstration que les nombres réels forment
un ensemble indémontrable est classique et facile à trouver sur le net.</li>
<li>Je n'ai pas encore trouvé de blog produit par une vie extraterrestre,
mais un bon point de départ pour une recherche serait Skyblog, qui contient
des textes à l'apparence aléatoire recelant peut-être un message.</li>
<li>Enfin, pour le monsieur qui voudrait créer un compte sur Google mais ça ne
marche pas, je suggère d'aller chez MSN, car Google est notre futur 
<em lang="en">evil overlord</em>.</li>
</ul>
]]>
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<title mode="escaped">All your base are belong to us</title>
<author>
<name>Yusei</name>
</author>
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<dc:subject>Aujourd'hui</dc:subject>
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<![CDATA[
<p>Slashdot
<a href="http://science.slashdot.org/article.pl?sid=06/03/30/1336221">signale</a>
que <a href="">Google est accusé de piratage biologique</a>. Ils ont été
<a href="http://www.captainhookawards.org/nominations/google">nommés</a>
«&nbsp;plus grande menace contre la confidentialité (privacy) génétique&nbsp;»,
parce qu'ils prévoient de mettre en place une base de donnée génétique dans
laquelle le public pourrait effectuer des recherches. Au premier
abord, on a l'impression que ce titre dénonce le fait que l'on pourrait,
en cherchant le nom de quelqu'un, obtenir son génome et ses prédispositions à
développer certaines maladies, par exemple. En réalité, cela semble improbable
(comment auraient-ils obtenu votre génome si vous ne le leur avez pas donné ?),
et il est certain que si c'était possible, Google mettrait en place certaines
protections. Malgré tout, le sujet est intéressant, et il faut s'en préoccuper.</p>
<p>Cependant, en inspectant un peu mieux le texte explication de la
<a href="http://www.captainhookawards.org/nominations/google">nomination</a>,
on se rend compte que la vraie motivation est toute autre. Il semble que certaines
personnes soient outrées de se rendre compte que Google va rendre du contenu
accessible <em>gratuitement</em> et <em>à tout le monde</em>. Du contenu qui
par ailleurs est souvent breveté. Ainsi,
<a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/pisani/2006/03/gnes_brevets_en.html">19&nbsp;% 
des gènes connus seraient brevetés</a>. Bien entendu, ces gènes ne sont pas des
inventions mais des découvertes, ce qui rend leur brevetage douteux. Qu'on brevette
leur utilisation dans certains cas, pourquoi pas, mais protéger le gène en lui
même est aberrant.</p>
<p>D'après le site qui accuse Google, le piratage biologique signifie
«&nbsp;la monopolisation (généralement par le biais de
la propriété intellectuelle) de ressources génétiques et de savoir traditionnel
[...]&nbsp;» On peut se demander en quoi rendre des informations accessibles
correspond à cette définition.</p>
]]>
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