Il paraît que le mois d'Avril est le Mathematics Awareness Month (le mois où l'on est conscient des mathématiques), et l'édition de cette année a pour thème « Les mathématiques et le Cosmos ». Il s'agit de donner aux gens le goût des maths en leur montrant d'une part qu'elles sont partout, et d'autre part qu'elles sont au moins aussi intéressantes que des sciences plus « pratiques ».
Sur le site, on trouve des essais intéressants, mais surtout des liens vers des ressources liés au thème de cette année, ainsi que les éditions précédentes. Plein de lecture en perspective !
Pour fêter 2005, la fondation Edge a demandé à 120 scientifiques ce en quoi ils croyaient sans pouvoir le prouver. C'est une question piège, puisque le travail de la science est plus de réfuter des théories incorrectes que de prouver de bonnes théories, ce qui est impossible, sauf en mathématiques (et encore). Néanmoins, les réponses sont intéressantes, et répondent plus souvent à la question « en quoi croyez-vous, qui ne soit pas réfutable pour le moment ? »
Pour ma part, le crois en la MWI, c'est à dire: que la mécanique quantique s'explique par des univers multiples, mais je ne dispose pas d'assez d'éléments pour avoir un avis de valeur sur la question. Par contre, je crois que si cette interprétation est vraie, et si tous les univers physiquement possibles existent, alors à chaque instant, il existe des univers dans lesquels nous ne mourrons pas. Si je meurs dans un accident, dans une heure, il existera encore des univers dans lesquels je n'ai pas eu cet accident. C'est la théorie de l'immortalité quantique. C'est étonnant, difficile à croire, mais c'est ce qui découle directement de l'intérprétation précédente.
Dans la catastrophe qui a fait (au décompte actuel) plus de 120 000 morts, et changé la carte de l'asie, il semble qu'il n'y ait pas eu de morts parmi les animaux (trouvé sur BoingBoing). Voila qui laisse songeur, et devrait donner à réfléchir à ceux qui pensent que l'homme est au sommet d'une « échelle » de l'évolution.
Ceci dit, nous avons pour habitude d'atténuer nos « défauts » physiques avec l'aide de la technologie. L'alerte aurait pu être lancée en Inde et au Sri Lanka si ces pays avaient fait partie du réseau de surveillance international.
(Dans un registre moins dramatique, si vous avez trouvé Cthulhu sur une plage du Sri Lanka, prévenez les cryptozoologistes).
D'abord, les défenseurs de la brevetabilité des logiciels ont essayé de faire passer leur directive en douce, tablant sur une faible mobilisation, mais ça n'a pas marché, et le vote a été reporté. D'ailleurs, le parlement a voté le texte, mais avec un certain nombre d'amendements qui limitent le domaine de ce qui est brevetable. Alors le conseil européen a validé la directive, mais en supprimant ces amendements, court-circuitant la décision du parlement (dont les députés sont élus par les européens, contrairement au membres du conseil). Contester cette réforme impliquerait de recommencer le processus de vote au niveau du parlement, mais c'est encore faisable.
Arrive l'automne, et une annonce est faite au parlement, selon laquelle le conseil ne voterait pas la directive en 2004. Quelques jours plus tard, la manoeuvre de 2003 recommence, et la directive est insérée en piggybacking dans l'ordre du jour d'une réunion concernant... la pêche. Il a fallu un déplacement du sous-secrétaire d'État de Pologne pour que la directive soit retirée de l'ordre du jour, et reportée à plus tard. Est-ce qu'il faut vraiment que je formule un commentaire sur ce genre de pratiques ? En tout cas, dans un film, on n'y croirait pas...
(Ceux qui comme moi connaissent mal les rôles des différentes institutions impliquées pourront trouver de l'aide sur nosoftwarepatents.com.)
Hier, Slashdot parlait d'un vaccin prometteur contre le SIDA. Bon, il ne s'agit pas vraiment d'un vaccin, du moins pas comme je le comprend, puisque c'est destiné à soigner des gens déjà infectés. C'est d'ailleurs très loin d'être une certitude, puisque les tests sur des humains n'ont pour l'instant porté que sur dix-huit patients brésiliens. Et c'est loin d'être applicable à grande échelle, car cela utilise des dendrites du patient. Mais c'est quand même une très bonne nouvelle.
Pourquoi est-ce que j'ai précisé que les patients étaient brésiliens ? Le même jour, BBC News nous annonçait que le Brésil, incapable de maintenir la lutte contre le SIDA à cause de brevets sur les médicaments, envisageait de déclarer l'état d'urgence sanitaire. En effet, selon les règles de l'OMC, un pays peut ignorer les brevets sur les médicaments dans ce cas. Je suppose que cela n'est pas sans conséquences négatives. Bref, deux aspects contradictoires de la lutte contre le SIDA.
MàJ : un lecteur (ouah!) me signale une chronique du Monde sur le même sujet, dénonçant l'indifférence face à la situation en Afrique. Je viens de comprendre pourquoi il y a eu tant d'articles parlant du SIDA hier, c'était la journée mondiale contre le SIDA... le seul jour où on n'est pas indifférents, c'est ça ?