L'open source pour les nuls -- Impression
Hier, j'ai essayé de faire une série d'étiquettes et de les imprimer sur du papier
autocollant prédécoupé. Pour information, mon imprimante est une Epson en principe
parfaitement supportée, et mes étiquettes sont dans un format standard. Je m'attendais
donc à ce que tout fonctionne du premier coup. Le parcours suivi est plutôt amusant.
- Tout d'abord, j'ai commencé par utiliser
glabels, qui est fait pour ça et qui, joie,
incluait un modèle pour mes étiquettes. L'interface est relativement utilisable, et on
peut exporter en Postscript ou PDF, bref, pas mal du tout. J'imprime, et ça ne colle pas du
tout à mes étiquettes.
- J'ai décidé de passer à un logiciel un peu plus professionnel,
Scribus, dont on m'avait dit grand bien. Là, forcément,
c'est un peu plus compliqué, puisque ce n'est pas dédié à la fabrication d'étiquettes.
L'interface est assez horrible, et les repères magnétiques fonctionnent suivant une logique
qui me dépasse. Je n'ai pas trouvé de moyen de faire une étiquette et de la recopier 21 fois
sur la page sans la dupliquer, pour que les modifications se fassent sur toutes en
même temps. Finalement, je m'en sors, j'imprime, et ça ne colle toujours pas.
- Arrivé à ce stade, je commence à me douter que le problème vient d'ailleurs, peut-être entre
la chaise et le clavier. Je fais un essai en traçant un rectangle de 1 cm sur 2 cm
avec LaTeX,
et une fois le PDF imprimé, on a perdu 1 mm tous les 2 cm. La résolution de
l'imprimante et
celle du PDF diffèrent.
- Ne trouvant pas comment résoudre le problème, dans le doute, j'essaye d'imprimer le DVI
produit par LaTeX. Miracle, ça marche ! Finalement, j'ai donc fait mes étiquettes avec
LaTeX et le package labels. J'aurais dû passer par là dès le début, mais j'avais peur
de galérer pour la mise en page.
Deux impressions : (La)TeX, c'est bien, mais je le savais déjà ; ma grand mère
aurait eu du mal à s'en sortir toute seule. Étant donné le nombre de gens qui ne savent pas
résoudre ce genre de problème de résolution et qui n'ont pas envie d'apprendre un langage
de traitement de texte non-WYSIWYG, je me dis que l'impression via les logiciels libres a
encore quelques progrès à faire.