- Je cherchais mon chat, ça fait une semaine qu'il a disparu, répondis-je en essuyant mes paumes moites de sueur sur mon pantalon. Il paraît que quelqu'un l'a vu par ici.
- À quoi il ressemble ?
- Un gros matou, avec des rayures brunes, et le bout de la queue un peu tordu.
- Et le nom, c'est quoi ?
- Noboru, répondis-je. Noboru Wataya.
- Pas le vôtre, celui du chat.
- Noboru Wataya.
- Ah ? C'est classe, pour un chat.
Je viens de me (re)lancer dans la lecture des Chroniques de l'oiseau à ressort, de l'auteur japonais Haruki Murakami. Le plus dur, maintenant, c'est d'arriver à le reposer pour faire autre chose. Murakami est un auteur étonnant, et ses romans vont du fantastique (La course au mouton sauvage) au roman intimiste (La ballade de l'impossible), en passant par la science-fiction (La fin des temps). La seule constante dans ses romans: il décrit un ordinaire surréaliste, et un fantastique banal.
Une tentative de non-explication de l'auteur, dans cette interview:
I don't know why I like weirdness so much. Myself, I'm a very realistic person. I don't trust anything New Age [...] I'm very realistic. But when I write, I write weird. That's very strange. When I'm getting more and more serious, I'm getting more and more weird. When I want to write about the reality of society and the world, it gets weird.